“I'm gonna marry the night"

11/02/2015 19:34

"I’m gonna marry the nignt, la, la la laaaa, Gonna, gonna, gonna”… l’avantage avec l’océan qui nous sépare, c’est qu’il vous épargne le massacre de la chanson de Lady Gaga, “Mary The night” ! Depuis ce matin, je l’ai en tête. Scotti, nous l’a fait écouter en fin de cours afin de reconnaitre les paroles… je ne sais pas pourquoi, la chanson m’a plus (je n’ai jamais écouté Lady Gaga de ma vie) ; elle m’est restée dans la tête toute la journée comme un peu “le petit bonhomme en mousse”, Patrick, si tu me lis, bisous ;)

Dois-je révéler que j’ai compris très peu de mots ? Et encore moins le refrain, “gonna”. Mais j’ai appris - je suis là pour ça - que c’était la forme contractée de “going to”, ça ne s’écrit pas sauf les jeunes par SMS, mais ça se dit. Voilà pour la subtilité du jour. Mais, après les cours, je décidais d’acheter le CD  de miss Gaga. Je l’écouterai autant parce que j’aime bien, mais également sous forme de «homework» afin de décrypter les paroles. Peut-être que Scotti, ou mieux Iva liront ce blog pour voir quel sérieux j’attache à bien faire mon job.

Bref, j’arpente le downton à la recherche d’un Drugstore, j’en fait, un puis deux, puis trois… pas de Lady Gaga ! Mais en réalité pas de CD du tout ! En fait, j’ai trouvé à chaque fois le disque en question, mais sur support Vinyle ! Bon, c’est un peu Woodstock Vancouver, mais de là à avoir échappé à la révolution numérique… Quand même je veux juste Lady Gaga ! Le vendeur m’a pris pour un zinzin. Il me raconte que désormais il ne se vend que des vinyles et donc de (très belles) platines ainsi que de fameuses rééditions en 33 tours. À bien regarder, je suis tombé sur les incontournables AC/DC, Pink Floyd, The Clash, etc., et le chouette groupe que je ne connaissais pas, mais à qui je rends hommage, Nickelback qui a sorti un album monstrueux de succès intitulé : The long road ! Ils sont d’Alberta, ils font du Hard rock, ça déménage les méninges !

Donc, voilà la nouvelle du jour sortie directe de ma classroom : plus de CD à Vancouver ! Si tu veux écouter de la musique, tu télécharges en premier, ou tu vas chercher le vinyle, c’est le réflexe “number one” des Canadiens m’a dit Scotti. C’est la même chose pour les livres, il y a désormais plus d’ebooks qui se vendent que de “print” comme ils disent ici.

Ce matin avec Alexandro, on a vu que c’était mercredi sur le calendrier et on s’est souvenu que c’était la galère avec le bus sur la ligne 41. Alors, aventuriers et explorateurs que nous sommes, nous avons opté cette fois pour le 49. À peine montés à l’intérieur, qui avons-nous retrouvé ? Non… ce n’est pas Mohican, désolé, nous sommes tombés sur Jonathan, mon jeune pote frenchie ; il loge à deux ou trois blocs. Le trajet fut sympa, on a fait fifty-fifty, en franglais quoi !

Sinon, j’ai quand même deux mauvaises nouvelles :

1 – je crois que je ne verrai pas d’ours selon Bruno. Quinze ans à Vancouver, il sait exactement ou ils habitent toute l’année ; je lui fais donc entièrement confiance (silence…) Vous ne me demandez pas pourquoi alors qu’une étude récente et surtout très sérieuse explique par exemple qu’à Whistler (la station de ski des JO), où que vous soyez, vous êtes de toute façon à moins de 800 mètres d’un ours… Ce sera sans doute aussi mon cas lorsque je m’y rendrai, sauf qu’à cette période, ils hibernent pardi ! Officiellement, ils se réveillent le 29 mars 2015 ! Je n’ai qu’une solution : en tirer un du sommeil moi-même…

2 – j’ai encore moins de chance de voir un Caribou, toujours selon ma source proche du dossier. Ce témoin depuis environ quinze ans de ce qui se passe dans les coins n’en a jamais aperçu sauf chez Abercrombie. C’est le symbole de la marque de fringues sur ses polos et il y en a des géants dans ses boutiques. Cette personne qui préfère rester anonyme ajoute : “c’est un peu comme le crocodile de chez Lacoste, t’en as vu à Brive, toi ?” Vu comme ça… Il relève quand même que lors de nombreux rassemblements au Canada, il est coutume d'offrir « un p'tit verre de caribou » ! Hey guys, c’est juste une sorte de punch, mais bien fort quand même. Je n’ai pas gouté, je suis même dégouté à l’idée de ne pas voir de Caribou. Et dire que chez moi, à Ussac, je vois en permanence des chevreuils dans mon jardin.

Bon, je ne renonce pas ; je n’ai pas dit mon dernier mot, je ferai tout pour en boire euh…en voir un, même s’il ne faut pas vendre la peau de l’ours…

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